I-Louis Valtat
“Ça grouille et ça a du nerf”- Le Père Peinard-1893
Valtat, l’avant-garde en évidence
Plus de dix ans avant le scandale du Salon d’Automne de 1905, Valtat explore l’audace, la pure liberté d’un peintre.
Éclaboussant de couleur les paysages de Collioure, de Catalogne ou encore ceux de l’Estérel, Valtat ne théorise pas, il vit son Art.
Ses œuvres, mises en regard de celles du pointillisme et du fauvisme, font apparaître une vérité criante: Valtat est le maillon essentiel entre les deux courants picturaux.
IV-L’influence du Japon
"…révolutionner l’optique des peuples occidentaux.” - Edmond de Goncourt
Quand le japonisme percute l’art pictural français
L’image du monde flottant de Hokusai et de Hiroshige envoûte Paris. Les impressionnistes, puis les nabis, adoptent les cadrages japonisants. L’espace de leur toile n’est plus rempli: les vides scandent les pleins. Les peintres adoptent ces nouveaux plans, capturant l’instant.
II-Les influences pointillistes
“Une couleur n’existe que par rapport à celles qui l’entourent” - Michel - Eugène Chevreul
Comment des lois optiques ont rassemblé des libertaires
Seurat a théorisé, Signac a vulgarisé, Luce, Cross et les autres ont libéré les points de couleur de l’hermétisme de la critique et déchaîné définitivement l’art moderne.
Ces néo-impressionnistes, comme les nomma Félix Fénéon, ont autopsié l’enthousiasme insolent de leurs grands frères impressionnistes pour ouvrir la porte à l’anarchie absolue de l’Art.
V-La naissance de l’abstraction
“Mon art n’est pas abstrait, il vit et respire.” - Mark Rothko
Quand la peinture s’affranchit du visible
L’entrée dans l’ère moderne pulvérise l’idée d’une reproduction fidèle et bucolique du monde. La peinture n’est plus représentation, mais prétexte à l’expression pure.
Cette nouvelle perception ouvre la voie à des explorations aux sensibilités infiniment variées.
III-Les prophètes de l’intimité
“…une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblé” - Maurice Denis
Comment une leçon de peinture se transforme en sacré
N’y avait-il pas lieu plus mystique que le Bois d’Amour de Pont-Aven pour transcender une étude en Talisman? Sous l’influence de Gauguin, Sérusier va convaincre ses apôtres d’œuvrer au renouveau de l’Art.
Dans une ambiance aussi potache que prophétique, une bande de gamins d’une vingtaine d’années va explorer un art décoratif empreint de sacré, en s’appropriant les nouveaux codes du japonisme.